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La bioéconomie, quésaco ?

La bioéconomie, quésaco ?

Avez-vous déjà entendu parler de bioéconomie ? Rien à voir avec l’agriculture biologique, il s’agit de l’énorme marché économique des produits issus de la photosynthèse, allant de la filière bois à la biologie moléculaire en passant par l’agroalimentaire. Marie-Cécile Damave, responsable innovations et marchés à Saf agr'iDées, explique ce terme qui pèse plus de 300 milliards d’euros en France.

Après "l’agro-écologie" et la "triple performance des exploitations", Stéphane Le Foll a fait de la "bioéconomie" son nouveau cheval de bataille pour la fin de son quinquennat au ministère de l’agriculture. Lors d’un colloque au Salon de l’agriculture 2017, François Hollande et Stéphane Le Foll ont lancé les bases du plan national sur la bioéconomie. Le 18 janvier 2017, le gouvernement avait annoncé les enjeux et donné sa vision afin d'établir une stratégie bioéconomique pour la France, partagée entre tous les acteurs privés et publics. Car les agriculteurs sont, sans le savoir, les premiers acteurs de la bioéconomie !

«La bioéconomie, c’est l’économie du vivant, résume Marie-Cécile Damave, responsable innovations et marchés à Saf agr'iDées . Elle regroupe des domaines très vastes : l'agriculture, la forêt, la pêche, mais aussi la valorisation des déchets organiques, la production d’énergie ou de biomatériaux à partir de biomasse, la recherche sur les biomolécules, la chimie du végétal, les biocarburants avancés, etc. On l’appelle aussi l’économie de la photosynthèse, ce moteur qui, à partir du soleil, fournit cette énergie gratuite.»

1,9 million d’emplois

La France est l’un des poids lourds de la bioéconomie au niveau européen. «Elle représente 1,9 million d’emplois environ en France et 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit près de 15 % du PIB. En effet, la France dispose d’importantes ressources agricoles, forestières et aquatiques pour alimenter une bioéconomie diversifiée et offrir ainsi de nouveaux débouchés à ces secteurs primaires,  en créant de la valeur ajoutée et des emplois.»

«La bioéconomie est un concept, né il y a quelques années dans le secteur de la recherche et de l’innovation, qui mériterait aujourd’hui d'être mieux connu par les acteurs du monde agricole», estime Marie-Cécile Damave.

La chimie du végétal pour remplacer les produits fossiles

Une idée relayée par Stéphane Le Foll qui réunit ce mardi 7 mars 2017 le premier comité stratégique bioéconomie et souhaite promouvoir cette nouvelle approche de l’économie agricole. Pour rendre cette démarche plus concrète, le ministre doit se rendre dans le Pas-de-Calais mercredi 8 mars pour visiter l’usine Roquette de Lesquem. Celle-ci est spécialiste de la transformation des matières premières végétales (maïs, blé, pomme de terre, pois et microalgues) en produits manufacturés. « Figurant parmi les leaders mondiaux de l'industrie amidonnière, et partenaire du consortium Protéines France, cette entreprise fournit les secteurs de la nutrition humaine, de la pharmacie-cosmétologie, du papier-carton ondulé, de la chimie-bioindustrie et de la nutrition animale », justifie le ministère.  « En remplaçant des produits fossiles par des produits issus de la chimie du végétal, cette société agit en parfaite cohérence avec la stratégie bioéconomie. »

source : www.terre-net.fr

 

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