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Le financement participatif au service des agriculteurs

Le financement participatif au service des agriculteurs

Les petits exploitants agricoles se tournent vers les plates-formes de crowdfunding pour se faire connaître et obtenir des financements. Certaines sont présentes au Salon de l’agriculture à Paris, du 27 février au 6 mars.

Un nouvel acteur fait cette année son apparition dans les allées du Salon de l’agriculture. Dans le pavillon numéro 4, au côté des grandes banques et des principaux syndicats du secteur, la plate-forme de financement participatif Miimosa tient pour la première fois un stand.

La jeune plante née il y a un peu plus d’un an propose de mettre en lien les agriculteurs qui cherchent des financements pour s’installer ou développer leur activité avec des internautes de bonne volonté, prêts à faire un don ou un prêt sur le principe du « crowdfunding », ou « financement par la foule ».

Le financement participatif, secteur en croissance

Le secteur est en plein essor en France. D’après le baromètre rendu public le 12 février par l’association Financement participatif France (FPF), les montants collectés, qu’il s’agisse de dons ou de financements, ont presque doublé par rapport à 2014, passant de 152 millions d’euros à près de 300 millions d’euros. Le nombre de plates-formes est en forte hausse. Et à l’image de Miimosa, elles sont de plus en plus spécialisées.

« J’ai eu l’idée de lancer une plate-forme dédiée exclusivement à l’agriculture dès 2010. J’ai attendu que le secteur se structure et que le grand public s’y intéresse davantage, » témoigne son fondateur Florian Breton.

Depuis sa création fin 2014, Miimosa, qui fonctionne exclusivement sur le principe du don contre don, a récolté près d’un million d’euros, qui ont servi à financer 200 projets. «Le monde agricole est en train de prendre le virage du financement participatif», estime ce petit-fils de viticulteur du sud-ouest, qui a travaillé cinq ans dans l’audiovisuel avant de se lancer.

La start-up a signé un partenariat avec la FNSEA, les chambres régionales d’agriculture, et même une caisse locale du Crédit agricole, qui n’hésitent pas aujourd’hui à rediriger vers Miimosa de jeunes agriculteurs en mal de financements.

«Certains jeunes cherchant à s’installer sont recalés par les banques classiques. Le financement participatif leur permet de récolter un premier apport en fonds propres et déverrouille ainsi certaines portes», raconte Florian Breton.

« Le bonheur est dans le prêt »

Dans un secteur qui se concentre toujours plus, alors que partout en France, nombre de petites fermes mettent la clé sous la porte et se transforment en résidences secondaires, les plates-formes permettent de mobiliser à l’échelon local, pour des projets à taille humaine. «Nous cherchons à soutenir une agriculture familiale, sans faire d’idéologie, indique Florian Breton, même si de fait, 65 % des projets soutenus sont en bio.»

Maxime de Rostolan voit, lui, la plate-forme Blue Bees qu’il a lancé il y a quatre ans, comme un outil permettant de changer en profondeur le modèle agricole français. Sur la page d’accueil du site, sous le slogan bien trouvé «le bonheur est dans le prêt», plusieurs projets sont mis en avant.

Les internautes sont invités à soutenir une entreprise d’insertion par le maraîchage de Loire-Atlantique, à contribuer à lancer une ferme urbaine à La Gardanne ou à aider une jeune agricultrice à concrétiser son projet d’installer dans la Drôme sa « fabrique à 4 vaches », pied de nez au projet contesté de « ferme des 1 000 vaches » dans la Somme.

source : www.la-croix.com

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