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Un débouché assuré grâce au contrat Arcadie-Casino

Un débouché assuré grâce au contrat Arcadie-Casino

Les deux géants de la mise en marché sécurisent leurs débouchés et apports par la vente contractuelle de 1 200 jeunes génisses par an. La nouveauté, c’est que les coûts de revient de l’éleveur servent de base au calcul des prix garantis.

Un contrat entre Arcadie et le groupe Casino

Un prix garanti, des volumes contractualisés, des apports toute l’année. C’est le socle du contrat qu’ont signé, le 17 février à Thiviers, Serge Fargeot, directeur général du groupe Arcadie Sud-Ouest, et Thierry Brousse, directeur des achats du groupe Casino.

Une signature qui avait réuni les acteurs directement concernés par le projet, à commencer par les responsables de l’abattoir d’Arcadie Thiviers et la coopérative Univia, ainsi que son homologue lotoise Capel et son organisation de producteurs Bovidoc. Était présente également Colette Langlade, députée du Périgord vert, intéressée par la bouffée d’oxygène que ce contrat va apporter aux équipes travaillant dans les outils d’abattage et de commercialisation des bovins de Thiviers.

Si le partenariat entre Arcadie et Casino existe depuis 30 ans, et a déjà permis des contractualisations autour du marché des ovins et des porcs au grain du Sud-Ouest, la nouveauté est le produit qu’il concerne, la génisse primeur.

Mais aussi la méthode : les prix garantis par le contrat sont calculés à partir du prix de revient de l’éleveur. «C’est la première fois qu’on a un prix garanti à partir d’un prix de revient. On est réellement sur le terrain du partage de la valeur ajoutée», s’est réjoui Pascal Duvaleix, directeur de la coopérative Univia.

Il n’est pas le seul à se féliciter de cette sécurisation des débouchés, puisque les élevages bovins de six départements seront concernés par le contrat : Haute-Vienne, Corrèze, Creuse, Charente, en plus évidemment de la Dordogne et du Lot où sont basés les coopératives Univia et Capel.

Et plus si affinités

Les directeurs de Casino, Thierry Brousse et Pierre Bourdereau (direction des relations extérieures), ont souligné que cette opération tend à répondre à la demande express de leur clientèle. Le groupe Casino, 350 supermarchés en France, a fait appel à un organisme indépendant pour réaliser des tests sur la perception de la viande auprès de 60 clients. «Les consommateurs s’interrogent sur la viande, nous avons voulu savoir ce qui pouvait les amener à en consommer plus», explique le responsable achat.

De tous les types de viande bovine dégustés, il ressort que c’est celle de la génisse, tendre et goûteuse, qui l’emporte de loin. «Nous sommes partis de ce test pour écrire le cahier des charges», poursuit Thierry Brousse.

Or, «il se trouve que c’était précisément le type de viande qu’on sait faire chez nous», rebondit Serge Fargeot. Les deux parties s’accordent sur un cahier des charges précis pour les génisses qui seront livrées chaque année par Arcadie Sud-Ouest aux sept entrepôts de Casino.

«C’est une base, si tout le monde est content, ces volumes seront évolutifs», espère Serge Fargeot. Les éleveurs livrant leurs bovins aux deux coopératives ont été sollicités, ils sont prêts à produire toute l’année des génisses jeunes, d’environ deux ans, d’un poids vif de 500 à 600 kg, pour des apports de viande de 300 à 350 kg.

Le type d’animaux même qui, jusqu’alors, partaient maigres à l’export pour rejoindre des ateliers d’engraissement industriels. Désormais, ces broutardes seront engraissées et abattues sur place.

«C’est garder la valeur ajoutée sur nos territoires», disent les coopérateurs partenaires d’Arcadie et tout le monde devrait s’y retrouver au final.

source : www.reussirleperigord.fr

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