Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
agriblog

Élevage. Agriculteurs, ils ont lancé le parrainage de vaches

Élevage. Agriculteurs, ils ont lancé le parrainage de vaches

Installés à Saint-Servant-sur-Oust dans le Morbihan, Frédéric Rouault et Louise Bécu voulaient se lancer dans la production bovine. Faute de trésorerie, ils ont cherché des clients qui réservent la viande.

« Là, c’est Madonna. Tout le monde demande à la parrainer », sourit Louise Bécu en caressant la robe de l’animal. Installée dans l’herbe, la vache trône fièrement au milieu du cheptel. Six salers se disputent les regards de Louise et de son compagnon Frédéric Rouault.

Le couple a repris la ferme de Brénature, à Saint-Servant-sur-Oust, dans le Morbihan, depuis deux ans et demi. Pour l’heure, ce n’est pas leur viande bovine qui fait leur réputation. Ils élèvent une centaine de porcs dont ils transforment la viande dans leur atelier. Tout est vendu sur place et sur les marchés.

« Nous avons racheté l’exploitation avec une vingtaine d’hectares à l’abandon. » Et sans possibilité de culture céréalière dessus. « Ce sont des terres pauvres et difficiles à cultiver, expliquent-ils. Cela aurait demandé beaucoup de temps. » Le choix de tout mettre en herbe pour élever des vaches à viande leur a semblé une bien meilleure alternative.

Impliquer les clients

Mais qui dit jeunes agriculteurs dit petite trésorerie. Le couple s’est demandé comment financer un tel projet. Et l’idée du parrainage est née. « Les parrains achètent un ou plusieurs bons pour une vache », détaille Louise. Chaque bon coûte 120 € et équivaut à une caissette de dix kilos de viande. « C’est une prévente qui nous a permis d’obtenir les fonds nécessaires pour mettre le projet sur les rails. »

Lancée en janvier 2017, l’idée a séduit. « On a envoyé un premier mail aux amis et à la famille. Nous avons également mis des pancartes sur les marchés. » Le bouche-à-oreille a fait le reste. Avec succès. Les quatre premières vaches arrivées en novembre 2016 ont des parrains.

« Clairement, sans ce système, cela n’aurait jamais pu se faire, assure Frédéric. Pour nous, c’est aussi une façon d’impliquer nos clients, comme dans un financement participatif. »

Un concept qui colle, de surcroît, à leur éthique. « Nous ne sommes pas bio, mais travaillons en local et raisonné. Nous nous sommes créé notre propre charte en privilégiant aussi l’espace et le confort des animaux. » Pas d’antibiotiques, ni d’OGM pour les cochons qui arrivent en post-sevrage. Uniquement de l’herbe et du foin sur les terres bios des futurs veaux « qui viennent de chez le voisin », précise Frédéric.

Majorette, Mac Laren et Mascotte pâtureront encore quelques mois dans les prairies de Brénature avant de revenir à leurs parrains… sous forme de steaks et autres morceaux de viande.

« Il y a une relation affective qui se noue avec elles, confie Louise. Nous passons du temps pour les apprivoiser. On s’y attache et, clairement, les premiers départs vers l’abattoir vont être difficiles… »

À terme, la petite ferme espère agrandir son cheptel à vingt salers. Elle commercialisera alors huit vaches par an.

Contact : ferme de Brénature à Saint-Servant-sur-Oust, tél. 06 17 89 19 81 ou par mail à fermedebrenature@gmail.com. Parrainage de vaches jusqu’à la fin de l’année.

source : www.ouest-france.fr

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article