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La blockchain dans le monde agricole : quels usages pour quels bénéfices ?

Le 15 novembre 2017 s'est tenu un atelier " Blockchain et Agriculture ", co-organisé pas Atos et Acta, les Instituts Techniques Agricoles. Le trentaine de participants, répartis en 3 groupes, était invitée à réfléchir à un des trois projets suivants :

  • Gestion du consentement et partage des données,
  • Traçabilité,
  • Smart Contract.

Pour le Salon International de l'Agriculture 2018, et après un long travail de synthèse et d'interviews, Atos et Acta ont publié le livre blanc " La blockchain dans le monde agricole : quels usages pour quels bénéfices ? - Vers l'agriculture de confiance".

La blockchain est une technique créée pour enregistrer de manière sécurisée des transactions sur la crypto-monnaie bitcoin. On la qualifie souvent de registre (c'est à dire une grande base de données) distribué sur des milliers d'ordinateurs, ouvert à la lecture et donc transparent, et rendu inviolable et incorruptible par des mécanismes de cryptographie et reposant sur le contrôle du réseau.

Aujourd'hui, les applications potentielles des blockchains dans le domaine paraissent a priori nombreuses :

  • partage des données pour tracer la circulation des produits alimentaires,
  • création d'un lien avec les consommateurs,
  • réalisation de la traçabilité de la certification des cahiers des charges de production et contractualisation des échanges.

Le livre blanc aborde les questions majeures de la transformation numérique multiacteurs et expose les tendances clés pour le secteur agricole :

  • Des pratiques culturales plus précises et plus prédictives , grâce à l'analyse toujours plus poussée des données ;
  • Une confiance mutuelle entre les multiples acteurs d'une filière, garantie par la traçabilité, l'intégrité et l'utilisation des données de la blockchain ;
  • La maîtrise des risques : sécurité des clés privées, robustesse des smart contrats, stockage et confidentialité des données ;
  • La gouvernance des données permettant à chaque membre de conserver son autonomie et de choisir avec qui il partage

À première vue, la blockchain apparaît particulièrement adaptée au modèle français, très structuré mais très fragmenté. En s'appuyant sur les meilleures pratiques identifiées, Atos et l'Acta-les instituts techniques agricoles présentent des applications concrètes ou potentielles :

  • Le projet "Vignes et gel" démontre la possibilité d'automatiser l'exécution d'un contrat d'assurance grâce à la blockchain et aux smart-contracts ;
  • Un projet muti partenarial piloté par ARVALIS-Institut du végétal étudie la possibilité de recourir à la blockchain pour favoriser un partage maîtrisé des données agricoles ;
  • Une approche innovante de la traçabilité du producteur au consommateur, testée par une grande coopérative agricole utilisant une plateforme numérique, qui pourrait bénéficier de l'apport de la blockchain ;

Une plateforme associative, pilotée par une gouvernance distribuée, utilisée pour surveiller et améliorer la qualité des produits de la filière céréalière.

Et même si 92% des 26000 projets blockchain créés sur la plateforme GIT sont morts dans l'année, selon une étude du cabinet Deloitte , la meilleure attitude est pourtant d'engager un projet blockchain qui fait sens, si l'on dispose d'un cas d'usage que l'on souhaite améliorer, compléter ou totalement modifier, car seule l'expérience de la blockchain permet de vraiment apprendre cette technologie, ses avantages comme ses limites.

Télécharger le Livre Blanc : La Blockchain dans le monde agricole, quels usages pour quels bénéfices ?, vers une agriculture de confiance

source : www.ac-mag.fr

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