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Un pruniculteur bergeracois veut rendre "le pruneau sexy" pour relancer la filière

Un pruniculteur bergeracois veut rendre "le pruneau sexy" pour relancer la filière

Il n'y a pas que les noix et les truffes dans le Périgord, il y a aussi les pruneaux. 8% de la production de pruneaux d'Agen vient du Bergeracois, et le problème c'est qu'ils se vendent de plus en plus mal. Francis Borderie est pruniculteur et viticulteur à Monbazillac, il veut dynamiser la filière.

Francis Borderie est viticulteur et pruniculteur à Monbazillac près de Bergerac. Depuis toujours, il cultive cinq hectares de pruniers, et d'ordinaire il ramasse entre 25 et 35 tonnes de prunes, qu'il vend ensuite à des transformateurs pour fabriquer des pruneaux d'Agen. En effet, 8% de la production de pruneaux d'Agen est issu de vergers près de Bergerac.

Chaque année, 43.000 tonnes de pruneaux sont commercialisées dont 70 % en France et 30 % à l’exportation.

Mais cette année, le producteur a bien du mal à écouler son stock : "je vais vendre 30% de prunes par rapport à l'année dernière. Le problème cette année c'est que personne ne veut nous acheter notre production, et nous ne sommes pas les seuls, c'est la même chose pour tous les pruniculteurs. Du coup on ne sait pas quoi faire de notre production, on ne va même pas tout ramasser, on va laisser la plupart des fruits tomber des arbres." Il estime que cette année il ne va en ramasser que trois tonnes. 

Ce qui désole Francis Borderie c'est le temps de travail investi dans une production qu'il ne vendra finalement pratiquement pas :"nous avons appris seulement à la fin du mois de juin que les producteurs ne comptaient pas nous acheter nos prunes, ou très peu, du coup on avait déjà fait la taille, l'entretien des arbres, ça représente beaucoup de temps et beaucoup d'argent dépensé, pour rien finalement."  

La filière du pruneau, c'est une pagaille monstre" Francis Borderie, pruniculteur

Pour lui, le problème vient de la désorganisation de la filière : "c'est une pagaille monstre, nous faisons face à plusieurs problèmes, par exemple la perte de marchés à l'export, notamment en Algérie qui achetait jusque là 2.000 tonnes de pruneaux par an. Deuxième problème, le marché français ne progresse pas du tout. Avant on faisait beaucoup de publicité à la télé par exemple pour les pruneaux d'Agen maintenant plus du tout alors qu'il faut au contraire séduire le consommateur français, rendre le pruneau sexy. Il faut absolument relancer la communication." Selon France AgriMer, 30% des foyers français consomment des pruneaux.

source : www.francebleu.fr

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