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Un conseiller agricole, à quoi ça sert ?

Un conseiller agricole, à quoi ça sert ?

Il écoute, sensibilise, informe et conseille les chefs d'exploitation au fil des récoltes et de leurs besoins

Notre professionnel du jour n’a qu’une mission et pas des moindres : assurer la pérennité des exploitations en veillant à leur gestion et aux revenus des agriculteurs. Il est là pour satisfaire les nombreuses demandes de ses adhérents ou clients : fertilité des sols, conduite des cultures et des élevages, recherche de nouvelles sources de revenus (activités de gîtes ruraux, fermes-auberges, randonnées), choix du matériel agricole, sources de commercialisation des produits de la ferme, mise en application de la réglementation, vulgarisation des pratiques environnementales, aide à la gestion des exploitations etc. Il écoute, sensibilise, informe et conseille les chefs d’exploitation au fil des récoltes et de leurs besoins.

Ces sont ses qualités relationnelles qui déterminent les liens de confiance essentiels à son travail

De formation supérieure, homme ou femme de terrain, au fil de ces contacts le conseiller acquiert une sensibilité, une expérience et des compétences qui lui sont propres. Ce sont ses qualités relationnelles qui déterminent les liens de confiance essentiels à son travail. Sans eux, impossible d’évoluer et de se maintenir au sein d’un réseau d’agriculteurs. Sur le terrain, tout se sait et une réputation se construit aussi lentement qu’elle peut s’effondrer rapidement.

D’autant plus qu’un conseiller agricole ne se cantonne pas uniquement au travail des champs ou aux élevages et que ses clients lui délèguent de nombreuses missions : il est ainsi également intermédiaire entre les agriculteurs et les marchés, participe à des projets particuliers ou régionaux, élabore des études de marché et diffuse les résultats de la recherche agronomique et zootechnique auprès des producteurs et des éleveurs. Hé oui, à l’image d’un agriculteur, le conseiller est un vrai couteau suisse,  pas étonnant que ces deux-là s’entendent à merveille !

Mais il est maintenant temps de vous faire une confession… On ne dit pas un conseiller agricole mais des conseillers agricoles. Logique quand on sait que les agriculteurs sont tous des spécialistes dans leur domaine de culture ou d’élevage, encore plus aujourd’hui où les avancées technologiques les obligent à maitriser de nouveaux outils toujours plus pointus et exigeants. Alors forcément, les conseillers aussi sont tenus de se spécialiser ! En 2018, on parle donc désormais de conseillers généralistes, experts spécialisés, ingénieurs d’instituts techniques agricoles, intervenants divers de l’Administration, du Public, du privé, d’associations etc…

Par ailleurs, couteau suisse ou pas, à l’heure de la multiplication des innovations et le l’agriculture 3.0, un seul conseiller agricole ne peut plus répondre à tous les besoins d’un agriculteur. Il doit savoir s’entourer et gérer des complémentarités, se faire entremetteur et coordonner de nombreux spécialistes : en agronomie-environnement, en économie-gestion d’entreprises, en développement du territoire, mais aussi de juristes, de techniciens spécialisés, de mécaniciens, d’entrepreneurs de travaux agricoles, d’organismes économiques, informatique, robotique, assurances, prévention des risques et maladies (mutualité sociale agricole), vétérinaires, relations de voisinage etc… Aux antipodes d’une déshumanisation du monde agricole, il dynamise des synergies et crée du lien.

Alors, à quoi reconnait-on un bon conseiller agricole ? À ses qualités d’écoute, d’information et de transmission, à sa capacité à prendre du recul, mais aussi à anticiper et à se remettre à niveau et à se projeter dans l’avenir avec sérénité. Et si tout ça ouvrait un joli champ de nouvelles vocations ?

source : http://blogresonnances.fr

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