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Journée mondiale du lait, « Même pas peur d'être éleveur ! »

Journée mondiale du lait, « Même pas peur d'être éleveur ! »

À l'occasion de la journée mondiale du lait, ce samedi 1er juin, le Cniel, le BTPL et le centre de formation de Poisy ont réalisé un film volontairement positif sur le métier d'éleveur laitier. Il circulera bientôt en région, accompagné d'un débat avec les protagonistes.

"Même pas peur d’être éleveur !", tel est le titre du film présenté le 28 mai à Paris par le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel), le Bureau technique de promotion laitière (BTPL) et le centre d'élevage de Poisy, en prévision de la Journée mondiale du lait, le 1er juin. À travers lui, l’objectif des professionnels est, comme le rappelait Thierry Roquefeuil, président du Cniel, de « faire découvrir nos métiers, nos savoir-faire », de susciter le débat et de motiver les jeunes à devenir éleveur. « Même dans nos campagnes, des gens pensent connaître la filière laitière mais en fait, ils la découvrent », soulignait-il.

Via ce film, il s’agit surtout de redonner une image valorisante du métier d’éleveur laitier, « bien dans sa tête et bien dans ses bottes », comme le relevait Marie-Thérèse Bonneau, première vice-présidente de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). Et effectivement, les éleveurs filmés prennent des risques mais ils restent conscients de leurs limites. Pauline, Hélène, Patricia, Myriam, Pascal, etc. : tous évoquent leur réflexion stratégique quant à leur organisation de travail, la transmission de leur exploitation ou leurs valeurs.

UNE RÉFLEXION STRATÉGIQUE AVANT L’INSTALLATION

Pauline, installée en hors cadre familial et dans une région de montagne, aborde avec clairvoyance son entrée dans le Gaec familial de son compagnon : « J’ai des parts dans la société, j’ai le droit de dire ce que je pense », témoigne-t-elle. Elle ajoute : « Notre objectif, c’est de se libérer du temps. » Myriam aborde de son côté une reprise pas si facile, avec l’arrivée du premier enfant, la construction de nouveaux bâtiments et une place à trouver, pour chacun, avec les parents. « Pour elle, vivre sans vache, ce n’était pas possible ! », souligne, avec humour, son compagnon.

De son côté, en partant, obtenir un diplôme universitaire à des kilomètres de la ferme familiale, Hélène a « voulu montrer qu’elle était capable de faire autre chose que d’"être la fille de"». Quelques années plus tard, elle est venue reprendre la ferme de ses parents. Elle gère ses 70 vaches, en plus d’un élevage de poissons d’ornement, avec un apprenti et un salarié.

ENTREPRENEUR OU SALARIÉ, UNE PLACE EXISTE POUR CHACUN

À ce titre, la question du salariat en agriculture apparaît à plusieurs reprises dans le film, notamment avec Hermjan et Elke, un couple non issu du milieu agricole, venu des Pays-Bas et installé en France après des visites d’exploitations en Russie, Nouvelle-Zélande, Danemark ou encore Allemagne. Avec un prix du foncier abordable, ils estiment que ce qu'ils ont « réalisé en France », ils n’auraient « pas pu le faire ailleurs ». Avec 220 vaches, 250 ha et quatre enfants, ils arrivent malgré tout à se dégager du temps grâce à leurs quatre salariés. « Il est possible de s’occuper des vaches et de travailler 35 heures par semaine », constate Hermjan au sujet de ses salariés.

Pascal, 51 ans, a relaté sa troisième installation en lait, avec ses voisins cette fois, toujours en Gaec, après avoir été avec ses parents puis seul. Un projet de méthanisation est en cours ce qui permet d’installer un jeune maraîcher avec lui et probablement de faciliter la transmission de sa ferme.

source : www.web-agri.fr


 

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